Le Yunann (2): Kunming

24 10 2010

Pardon de mon silence. Internet a été bien lent ces derniers temps jusqu’à se couper totalement. Après quelques coup de téléphone, un technicien est venu à la maison (et oui, en Chine, le service après-vente est plus efficace que les malgaches, algériens des call-centers vous conseillant invariablement d’éteindre et rallumer votre modem…), il a bidouillé dans une salade de câbles situes dans le mur, en a scotché deux ou trois et miracle voila Internet de retour.

Je vais donc avoir le loisir de pouvoir vous faire découvrir le Yunnan.

Commençons notre périple par Kunming la capitale de la province. La « ville de l’éternel printemps » appellation due à une moyenne annuelle des températures bien clémente; compte quelques 3,5 millions d’habitants. Bordée au sud par le lac Dian, la ville se développe assez rapidement comme le prouvent les nouveaux projets immobiliers et surtout un gigantesque futur aéroport pour le moment en construction. Comme trop souvent en Chine, on détruit  l’héritage historique pour le reconstruire plus ou moins à l’identique mais toujours en plus brillant, en plus commode (on ouvre le façade donnant sur la rue pour pouvoir y loger des vitrines)… Ainsi  de l’ancienne influence française due à la proximité de l’Indochine, une ligne de chemin de fer reliant même Kunming à Hanoï; il ne reste plus que quelques balcons. La ville s’est particulièrement illustrée pendant la seconde guerre mondiale, ou elle constituait le bastion des nationalistes face aux japonais, l’aide occidentale y affluait depuis l’Inde (les pilotes passant au dessus de l’Himalaya!) ou la Birmanie britannique et au début de l’Indochine française.

Aujourd’hui la ville n’a que peu d’intérêt hormis le musée des minorités nationales et en périphérie, le temple des bambous. Celui-ci ressemble certes à n’importe quel autre temple chinois mais a la particularité d’abriter une collection d’Arhat (sage bouddhiste) du XIX siècle. Œuvre d’un sculpteur du Sichuan Li Guangxiu, qui se serait inspiré des fidèles du coin qui ne goutèrent pas beaucoup la caricature. Il faut dire que l’artiste s’en est donné à cœur joie: caricatures grotesque des défauts ou des expressions caractéristiques de certains, on tombe ensuite dans un délire surréaliste ou les Arhats chevauchent des licornes, poissons et autres gibiers sur les flots déchainés d’un océan…

Les arhats du temple des bambous, Kunming

J’ai aussi eu l’occasion de découvrir un jeux chinois dérivé de notre ancienne grenouille: le principe est simple faire tomber une pièce de monnaie dans la gueule d’une grenouille située au fond d’une vasque remplie d’eau! Ou comment revoir en s’amusant les principes de diffraction/réfraction et de résistance d’un corps dans l’eau. En tout cas les chinois ne se posent pas ces questions et sont fascinés par ce jeu.

Concentration pour le jeu de la Grenouille (photo O-L ).

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